Guide · Données société
Retrouver le nom et l’adresse d’une entreprise à partir d’un numéro de TVA
Le numéro de TVA est le seul identifiant qu’un client professionnel a toujours sous la main. En tirer une raison sociale et une adresse de siège est une question bien posée dont la réponse change à chaque frontière.
Ce qui revient : raison sociale, forme juridique, identifiant national, état, adresse du siège.
Couverture : 32 codes — les 27 États membres, l’Irlande du Nord, l’Australie, le Japon, Singapour, le Brésil.
La réponse courte
Un appel, une fiche société, quel que soit le pays du numéro.
curl "https://api.vatlas.dev/v1/lookup/FR68005420120" \
-H "Authorization: Bearer $VATLAS_KEY"
200 OK
{
"data": {
"vatNumber": "FR68005420120",
"countryCode": "FR",
"nationalNumber": "68005420120",
"nationalId": "005420120",
"name": "SOCIETE DES SUCRERIES DU MARQUENTERRE",
"legalForm": "Autre SA à conseil d'administration",
"status": "active",
"address": {
"line1": "32 CHEMIN DES GARENNES",
"line2": null,
"postalCode": "80120",
"city": "SAINT-QUENTIN-EN-TOURMONT",
"country": "FR"
}
},
"meta": {
"source": "SIRENE",
"sourceDate": "2026-09-01",
"sourceSince": "2026-06-01",
"sourceUpdatedAt": "2026-02-13T11:07:03.000Z"
}
}
L’adresse arrive découpée en line1, line2, postalCode,
city et country. nationalId est l’identifiant national
de l’entreprise, le SIREN ici et un numéro d’enregistrement ailleurs. meta nomme
le registre qui a répondu et la date à laquelle il l’a dit.
Ce que contient un numéro de TVA
Deux lettres et un numéro national. Les lettres, c’est le pays. Ce qui suit, c’est là que les pays divergent : dans certains, c’est le numéro d’immatriculation de la société, inchangé ; dans d’autres, il s’en déduit par une formule publiée ; dans d’autres encore, l’administration fiscale attribue un identifiant sans rapport avec le registre du commerce.
Presque toutes les difficultés qui suivent découlent de là. Il n’existe pas de règle universelle menant d’un numéro de TVA à une ligne de registre. Il en existe vingt-sept, et quelques-unes se résument à « c’est impossible ».
Un numéro bien formé n’est pas une société réelle. La plupart des pays intègrent une clé de contrôle au numéro, ce qui permet de repérer une faute de frappe hors ligne. Cette clé reste juste pour une société radiée depuis dix ans. Seul un registre peut dire s’il y a quelqu’un derrière aujourd’hui.
Un pays, une méthode
- Des fichiers ouverts. La France publie l’intégralité de son répertoire des entreprises en open data : complet, faisant foi, gratuit, et de plusieurs gigaoctets par édition, avec les dénominations dans un fichier et les adresses des établissements dans un autre. Pour répondre à une question, il faut d’abord avoir chargé toutes les réponses, puis les tenir à jour.
- Une API nationale. La Pologne, la Roumanie et la Tchéquie exposent chacune leur propre service, avec son adresse, sa forme de requête et de réponse, ses limitations de débit et sa manière de dire « introuvable ». Rien n’est partagé entre eux que l’intention.
- Rien du tout. En Allemagne, aucun registre ne restitue la société derrière un numéro de TVA. La couverture y vient de sources plus faibles, et ce qu’elles disent est une indication plutôt qu’une entrée de registre.
Les pages pays reprennent tout cela un pays à la fois : le format du numéro, l’identifiant national qu’il contient ou non, et par où atteindre la société qui se trouve derrière.
La forme de ce qui revient
- L’adresse est du texte libre. Le plus souvent une chaîne, parfois deux, écrites comme ce pays écrit les adresses : code postal avant la ville dans la plus grande partie de l’Europe et après elle en Irlande et à Malte, province suffixée en Italie, numéro de voie mêlé au libellé aux Pays-Bas, unité la plus grande en premier en Lettonie. Découper cela en champs de façon fiable relève d’un analyseur, pas d’une expression régulière.
- La forme juridique n’est pas harmonisée. Elle revient dans la langue et le vocabulaire du pays, sans nomenclature européenne sur laquelle la projeter.
- Des champs manquent, légitimement. Certains registres ne publient pas de ville, seulement un code de territoire ; d’autres ne publient pas de rue. Un champ vide est le plus souvent la réponse du registre.
- La fraîcheur varie d’un ordre de grandeur. Tel registre republie chaque jour, tel autre chaque mois, tel autre répond en direct. Une fiche sans date est une fiche sur laquelle on ne peut pas raisonner.
Ce que « pas de nom » veut dire
Certains États membres publient si un numéro est enregistré et ne divulguent rien d’autre. Pour ceux-là, un nom vide est la réponse complète et correcte, et aucun service ne peut faire mieux. Quiconque promet une raison sociale pour tous les pays d’Europe devine, ou substitue une source de moindre qualité.
Si vous construisez un formulaire, un traitement ou un rapport sur cette donnée, le cas vide est un résultat normal, dans un ensemble de pays prévisible, et la conception doit l’accepter dès le départ.
Consulter un registre n’est pas le redistribuer
Les registres publics sont publics au sens où l’on peut y consulter des informations. En republier le contenu est une autre autorisation, et constituer puis vendre une base dérivée permanente en est une troisième. Les conditions diffèrent selon les pays, et certaines sont explicites sur ce point.
Si vous envisagez d’intégrer vous-même des registres nationaux, lisez les conditions de chaque source avant que la donnée n’atteigne un produit exposé à des clients. C’est la partie du projet sans difficulté technique et à conséquences réelles.
Trois façons d’y arriver
| Approche | Adaptée à | Ce qu’elle coûte |
|---|---|---|
| À la main, un numéro à la fois | Quelques vérifications par mois | Du temps ; non reproductible, rien de conservé |
| Intégrer les registres soi-même | Un ou deux pays, gros volume, contrôle total | Une intégration par pays, le stockage et le rafraîchissement des fichiers, un analyseur d’adresses, et la lecture de licences ci-dessus |
| Une API pour tous les pays | Vendre au-delà des frontières | Un prix à l’appel, et une dépendance dont on doit pouvoir sortir |
Vatlas est la troisième. Un point d’entrée, une enveloppe et une authentification pour 32 codes, avec la saisie normalisée quelle que soit la ponctuation, l’adresse déjà découpée en champs, et chaque réponse portant le registre d’où elle vient et sa date. L’offre gratuite est de 100 appels par mois, de quoi l’essayer sur votre propre liste ; Pro est à 29 € pour 5 000.
Où sont les limites. Quelques États membres ne divulguent aucun nom, et
aucune API n’y changera rien. La couverture allemande repose sur une source auto-déclarée
plutôt que sur un registre : ces réponses portent un status à
unknown. Il n’y a aujourd’hui ni Royaume-Uni ni Suisse.
Questions fréquentes
Nom et adresse depuis un numéro de TVA, en bref
Peut-on trouver l’adresse d’une société à partir de son numéro de TVA ?
Dans la plupart des pays, oui. L’adresse du siège est détenue par un registre officiel que le numéro de TVA permet d’atteindre, directement ou via l’identifiant national. Dans quelques États membres, seule la validité est publiée, et l’adresse n’y est pas disponible.
Existe-t-il une base européenne unique des entreprises ?
Non. Il existe vingt-sept registres nationaux, plus d’autres hors de l’Union, chacun avec son périmètre, son format, son rythme de publication et sa licence. Tout ce qui ressemble à une base unique les a intégrés un par un.
Le numéro de TVA est-il le même que le numéro d’immatriculation ?
Parfois. Dans certains pays ce sont les mêmes chiffres, dans d’autres le numéro de TVA se déduit du numéro d’immatriculation par une formule publiée, dans d’autres ce sont deux identifiants sans rapport attribués par deux administrations différentes. Les pages pays disent lequel est lequel.
Pourquoi le nom revient-il vide pour certains numéros ?
Parce que l’administration de ce pays a choisi de divulguer si le numéro est enregistré, et rien de plus. C’est la réponse correcte pour ce pays.
La donnée est-elle gratuite ?
Les registres sous-jacents sont largement gratuits à consulter, et certains publient des fichiers ouverts. Ce qui coûte, c’est de les atteindre de façon fiable : une intégration par pays, des gigaoctets à charger et à rafraîchir, un analyseur d’adresses, et des conditions de licence à lire avant que tout cela n’atteigne un client.
Quelle est la fraîcheur de la réponse ?
Cela dépend du registre : quotidienne pour certains, mensuelle pour d’autres, en direct pour ceux qui exposent une API. Chaque réponse que nous rendons porte la source qui l’a donnée et la date à laquelle elle l’a dit, plutôt qu’un fait sans date.
Peut-on stocker les résultats ?
Pour ses propres besoins, une facture, un dossier client ou une piste d’audit, c’est ordinaire. Constituer et redistribuer une base dérivée d’un registre national est régi par la licence de ce registre, et mérite d’être lu avant de commencer.
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Mis à jour le 9 septembre 2026.